Le constat alarmant dressé par Le Monde le 2 décembre nous rappelle que rien qu’en Ile-de-France, 700 enfants dorment dans la rue chaque nuit. On estime à 200 à 300 le nombre de personnes qui passent la nuit dans le métro parisien. Et phénomène plus récent : le nombre de femmes à la rue est en augmentation depuis quelques années à Paris comme dans d’autres grandes métropoles. Parmi elles, des femmes enceintes et des mères de jeunes enfants. Nous assistons à une crise humanitaire sans précédent.

Les centres d’accueil ne parviennent pas à faire face à l’afflux de sans-abris. Le gouvernement promet 7’000 places d’hébergement en plus à Paris sur les 14’000 places annoncées au niveau national.  Avec l’arrivée de l’hiver, les demandes se multiplient. Des familles entières dorment dans la rue et parmi elles, une majorité de femmes et d’enfants parfois très jeunes. On pense tout de suite aux nombreux dangers qui menacent cette population : froid, maladie, malnutrition et multiples agressions.

Les femmes : premières victimes de la rue

Des femmes meurent en couches ou donnent naissance, seules, dans la rue. De plus en plus de bébés naissent dans la rue. Ils étaient 49 en 2017, 100 en 2018 et ils sont 146 en 2019 selon les chiffres communiqués par les organismes de coordination de l’accueil des demandeurs d’asile.

Les femmes se retrouvent à la rue pour diverses raisons : guerre, pauvreté, violences conjugales, divorce, maladie. Ensuite, beaucoup d’entre elles ont déjà été exposées à des violences ou à l’exploitation sexuelle au cours de leur vie. Elles quittent une forme de violence pour en retrouver une autre dans la rue.

Qu’elles viennent d’ici ou d’ailleurs, elles vivent le même drame. Nous ne pouvons rester insensibles face au sort de toutes ces personnes vivant dans le dénuement le plus total, sans toit, sans savoir de quoi sera fait le lendemain. Nous ne pouvons accepter que des femmes accouchent dans la rue, seules, avec le risque de mourir en couches ou de voir leur bébé incapable de survivre dans la rue.  Nous ne pouvons accepter que les valeurs humanistes, sur lesquelles s’est construite la France, soient mises au placard.

Serions-nous devenus aveugles et insensibles face aux tragédies qui se jouent sous nos yeux ?

A Grenoble, nous avons conçu un grand projet pour accueillir les femmes à la rue : la Maison du Bonheur.

Aidez-nous à les aider.

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https://www.bienetrepourelles.fr/la-maison-du-bonheur/